Stéréotypes de genre

Dans le sport, les femmes sont globalement moins présentes que les hommes et lorsqu’elles sont
présentes, elles travaillent à des postes moins importants. Les femmes pratiquent moins le sport que
les hommes et arrêtent plus tôt qu’eux. Ces différences sont liées aux stéréotypes de genre. Les
stéréotypes sont des généralisations, portant sur un groupe social et permettant de l'identifier
rapidement par rapport à un autre groupe social. Ce sont des raccourcis cognitifs car ils nous
permettent de penser très rapidement, mais ils peuvent s’avérer erronés. Les stéréotypes concernant
les genres dictent les rôles auxquels les hommes et les femmes sont assignés dans les différents
groupes sociaux. Bien sûr, des stéréotypes existent aussi dans le groupe social des acteurs sportifs.

Dans notre programme, une partie de nos échanges a porté sur la question suivante : « En tant que
coach, est-ce que j’agirais de la même façon avec un joueur qu’avec une joueuse ? ». Même si on
souhaite répondre oui à cette question, en pratique, les coachs tendent à faire une différence
lorsqu’ils ne se représentent pas correctement les besoins de leurs joueuses. La gestion des
stéréotypes est un point important selon nous pour le développement du potentiel des joueuses.

L’égalité et dans notre cas, l’égalité des sexes, est un concept fondamental qui met du temps à être
appliqué car les normes rencontrées dans la société au quotidien progressent plus lentement que les
textes de loi. Le sport l’illustre bien : le basket et le football féminin se développent mais après
combien d’années de retard ?

Dans cette perspective de changement, le sport peut être un levier de progression sociale s’il vise à
renverser les stéréotypes qu’il rencontre, à discuter et revoir les normes propres à chaque sexe. Car
au niveau individuel, assurer l’égalité dans le sport, c’est assurer un moyen d’épanouissement
physique et psychologique. Le sport permet de se donner confiance en soi par la mise à l’épreuve du
corps et du mental. Notre rôle est de veiller à ce qu’aucun stéréotype ne vienne entraver ces
possibilités. Il faut y veiller autant chez les joueuses que chez les coachs. On a repéré lors de notre
programme de nombreux stéréotypes de genre qui étaient présents chez les coachs mais pas chez les
joueuses ou l’inverse. En luttant contre ces idées reçues, nous améliorerons la confiance en soi des
joueuses et donc leur épanouissement qui amènera à terme de meilleurs résultats et une poursuite de
l’activité.

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